Le débat sur la rémunération liée aux droits voisins reste au centre des conflits entre médias et plateformes.
Depuis l’adoption de la directive et de la loi française, les géants numériques modifient les équilibres économiques.
A retenir :
- Rémunération partagée entre éditeurs et agences de presse
- Gestion collective encadrée pour la redistribution aux journalistes
- Transparence des critères de calcul des montants perçus
- Recours collectif contre l’exploitation par les plateformes internationales dominantes
Après cette synthèse, examen du cadre juridique des droits voisins pour une rémunération équitable
Ce point détaille la loi de 2019 et ses effets sur les éditeurs et journalistes
La loi de 2019 a introduit le droit voisin pour protéger les contenus des médias et clarifier les usages.
Selon Le Monde, cette notion a créé un cadre mais laissé des zones d’incertitude sur la répartition et l’application.
Les éditeurs ont rapidement cherché des mécanismes collectifs pour négocier avec Google Actualités et Facebook face aux plateformes dominantes.
Selon l’AFP, l’accord entre l’AFP et Google a mis en lumière ces tensions sans régler toutes les inégalités entre acteurs.
Acteur
Rôle
Statut 2025
Exemple d’application
Éditeurs
Création et distribution d’information
À la recherche de conventions collectives
Accords avec plateformes pour extraits et liens
Agences de presse
Fourniture de flux d’information
Négociations directes engagées
Accord notable entre AFP et Google
Journalistes
Production intellectuelle et enquêtes
Absent d’un mécanisme collectif dédié
Réclamations syndicales pour part redistribuée
Plateformes
Indexation et diffusion de contenus
Position dominante sur les revenus publicitaires
Google Actualités et services de Facebook concernés
Points juridiques essentiels :
- Droit voisin instauré par la loi nationale et directive européenne
- Possibilité pour éditeurs de constituer un organisme de gestion collective
- Absence d’un mécanisme collectif clairement dédié aux journalistes
- Rôle potentiel d’organismes existants pour assurer la redistribution
« J’ai vu nos reporters recevoir très peu des montants négociés, malgré l’accord signé »
Anne N.
Ces constats juridiques soulignent la nécessité d’outils administratifs et de gouvernance adaptés pour assurer l’équité.
Ces éléments posent la question de la gestion collective, sujet du développement suivant et enjeu politique majeur.
À partir de ce cadre, gestion collective et modèles de répartition pour les droits voisins
Ce H3 explore les organismes capables de gérer les fonds et leurs limites
La création d’un organisme de gestion collective pour les éditeurs a déjà trouvé des réponses concrètes dans plusieurs pays européens.
Selon Reuters, plusieurs maisons de presse ont adhéré à ces structures pour mutualiser les négociations et renforcer leur pouvoir de négociation.
Les syndicats réclament une gestion collective équivalente pour les journalistes, en s’appuyant sur des organismes existants comme la Scam.
La Scam est régulièrement citée comme candidate pour administrer la part revenant aux journalistes et à leurs ayants droit, selon des acteurs du secteur.
Organisation
Champ d’action
Capacité de gestion
SCAM
Auteurs multimédia et gestion de droits
Capacité administrative reconnue
Organismes éditeurs
Négociation commerciale et licences
Expérience des accords avec plateformes
Syndicats
Revendications salariales et représentation
Force de pression politique
Agences de presse
Distribution de flux et monétisation
Exemples d’accords déjà signés
Structures collectives envisageables :
- Organisme indépendant dédié aux journalistes et ayants droit
- Ogc des éditeurs renforcé avec clauses de redistribution
- Fonds mutualisés gérés par des représentants tripartites
- Clauses de transparence imposées par la régulation nationale
« L’accord marque une reconnaissance, mais les salaires restent inchangés pour beaucoup »
David C.
La gouvernance collective implique des choix structurants sur la répartition et la transparence des flux financiers entre acteurs.
Ce cadrage prépare l’examen des effets concrets sur les rédactions, qui sera traité dans la partie suivante.
Enfin, l’application pratique influence les rédactions, les salaires et la pérennité du journalisme
Ce H3 présente des cas pratiques et l’effet direct sur les équipes rédactionnelles
L’accord entre l’AFP et Google a été salué comme une victoire symbolique pour la presse tout en restant partiel sur les retombées salariales.
Selon l’AFP, l’accord a posé un précédent mais les modalités de redistribution restent à définir précisément par chaque structure de gestion.
Pour de nombreux journalistes, la question salariale demeure liée aux politiques internes des éditeurs et à la mise en place effective des mécanismes collectifs.
Des titres comme Le Monde, Mediapart, Ouest-France et Les Echos suivent des stratégies distinctes pour monétiser leurs contenus face aux plateformes.
Selon La Croix et France Télévisions, la collaboration avec les plateformes nécessite plus de transparence et des règles claires pour garantir une répartition équitable.
Actions en rédaction :
- Audit des contrats de cession et des pratiques de licences
- Mise en place d’indicateurs internes de contribution par journaliste
- Négociation collective des clauses de redistribution avec les éditeurs
- Formation aux modèles numériques et diversification des revenus
« Nous avons réinvesti une part modeste dans la formation, mais l’impact salarial reste limité »
Julien N.
Au-delà des accords, l’enjeu reste la gouvernance et le contrôle des flux financiers pour éviter les inégalités persistantes en entreprise.
Une gouvernance collective et une transparence forte apparaissent comme des conditions nécessaires pour progresser vers une rémunération réellement équitable.
« La vraie réforme demandera une gouvernance collective et une transparence forte »
Sophie N.




